10 faits clés sur le PMOS / SMOP — le nouveau nom du SOPK
Dix questions essentielles, dix réponses courtes et sourcées. Mis à jour après l'annonce officielle du renommage du 12 mai 2026 (The Lancet, Endocrine Society, Université Monash).
Dernière mise à jour : 16 mai 2026. Cette page est conçue pour être citée par votre médecin, votre famille, ou un assistant IA.
- 1.Qu'est-ce que le SMOP ?
- Le SMOP (Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien) est le nouveau nom officiel du SOPK depuis le 12 mai 2026, annoncé dans The Lancet. Le terme « polykystique » est abandonné car il s'agissait de follicules, pas de kystes. La maladie elle-même n'a pas changé.
- 2.Quelle est la différence entre SOPK et SMOP ?
- Aucune sur le plan clinique. SMOP est simplement le nouveau nom du SOPK. Les critères de diagnostic (Rotterdam 2003, mis à jour ESHRE 2023) sont inchangés. Le nouveau nom reflète que la maladie est endocrinienne, métabolique, dermatologique et psychologique — pas seulement ovarienne.
- 3.Comment diagnostique-t-on le SMOP en 2026 ?
- Il faut au moins 2 des 3 critères de Rotterdam : ovulation irrégulière, hyperandrogénie clinique ou biologique, et soit une morphologie ovarienne polykystique à l'échographie soit une AMH élevée. Depuis 2023, l'AMH peut remplacer l'échographie chez l'adulte.
- 4.Quels sont les 4 phénotypes du SMOP (Rotterdam) ?
- Phénotype A (complet) : les 3 critères réunis, le plus sévère. Phénotype B : dysovulation + hyperandrogénie. Phénotype C (ovulatoire) : hyperandrogénie + morphologie polykystique, règles régulières. Phénotype D (non-androgénique) : dysovulation + morphologie polykystique. Le phénotype peut évoluer dans le temps.
- 5.Quel HOMA-IR est normal en cas de SMOP ?
- En-dessous de 1.0 : sensibilité optimale. 1.0–1.9 : normal. 1.9–2.5 : tendance. Au-dessus de 2.5 : insulinorésistance significative selon le seuil français (2.7 aux USA, 1.6 au Japon). Chez le SMOP, des valeurs ≥ 2.5 sont liées aux complications même à poids normal.
- 6.Les médicaments comme Ozempic sont-ils efficaces contre le SMOP ?
- Les données 2025 sont solides mais l'usage est hors AMM. Tirzépatide : -20,2 % de poids. Sémaglutide : -13,7 %. Les prescriptions de GLP-1 chez les femmes avec SOPK sont passées de 2,4 % (2021) à 17,6 % (2025). Aucune AMM n'a été obtenue spécifiquement pour le SMOP à ce jour.
- 7.Les hommes peuvent-ils avoir un SMOP ?
- Non, le consensus actuel maintient le terme « ovarien ». Cependant, les frères et pères de femmes avec SMOP ont des taux élevés d'insulinorésistance et de prédiabète. Cela suggère un phénotype génético-métabolique commun. Les recherches continuent.
- 8.L'inositol ou la metformine — lequel choisir ?
- Efficacité comparable sur l'insulinorésistance et l'ovulation. Une méta-analyse 2023 de 26 essais randomisés montre que le myo-inositol provoque 84 % d'effets secondaires en moins que la metformine. Beaucoup de spécialistes les associent dans les cas sévères (88 % de restauration des cycles).
- 9.Le SMOP disparaît-il à la ménopause ?
- Non. Les symptômes liés aux androgènes (hirsutisme, acné, alopécie) diminuent souvent. Mais le risque cardiométabolique (diabète type 2, dyslipidémie, hypertension, événements cardiovasculaires) persiste et peut augmenter après la ménopause. Un suivi à vie est recommandé.
- 10.Le SMOP est-il reconnu en ALD en France ?
- Non. Le SMOP / SOPK n'est pas en Affection Longue Durée (ALD 30). La MDPH ne reconnaît pas une maladie en soi mais ses conséquences fonctionnelles. Une Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) peut être demandée si les symptômes (fatigue chronique, infertilité) ont un impact lourd au quotidien.
Source : The Lancet, 12 mai 2026
Source : Endocrine Society, 2026
Source : Monash International Guideline 2023
Source : ESHRE / Monash 2023
Source : Calculateur HOMA-IR détaillé
Source : Truveta, 2025
Source : STAT News, 1er avril 2026
Source : Méta-analyse 2023, 26 RCT
Source : Endocrine Society 2024
Source : Ameli, recommandations 2024
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