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sopk·smop
Référence · mise à jour le 16 mai 2026

Glossaire SOPK / SMOP

Certains termes reviennent systématiquement dans les consultations, les analyses et les lectures sur le SOPK / SMOP. Ce glossaire explique les 30 termes les plus fréquents — pour vous aider à déchiffrer vos résultats et préparer vos questions, pas pour vous auto-diagnostiquer.

Ces définitions sont des vulgarisations. Elles ne remplacent pas l'interprétation par votre médecin, qui seul dispose de votre contexte clinique complet.

Critères diagnostiques & phénotypes

Le SOPK ne se diagnostique pas sur un seul dosage : il repose sur une combinaison de critères et l'exclusion d'autres causes. Ces termes décrivent la logique du diagnostic — les critères de Rotterdam, les quatre phénotypes et les diagnostics différentiels à écarter. Les comprendre aide à saisir pourquoi deux femmes « SOPK » peuvent avoir des bilans très différents.

Androgènes & hyperandrogénie

L'excès d'androgènes est au cœur du SOPK et explique une grande partie des symptômes visibles (acné, hirsutisme, chute de cheveux). Cette section regroupe les dosages et scores utilisés pour objectiver cette hyperandrogénie, ainsi que la SHBG, la protéine de transport qui détermine la fraction réellement active des hormones.

Métabolisme, insuline & glycémie

Chez une majorité de femmes avec un SOPK, la résistance à l'insuline joue un rôle central et entretient l'excès d'androgènes. Ces marqueurs servent à dépister et suivre le versant métabolique du syndrome — souvent négligé alors qu'il conditionne le risque à long terme (diabète de type 2, maladies cardiovasculaires).

Hormones de la reproduction

Ces hormones orchestrent le cycle menstruel et l'ovulation. Dans le SOPK, leur équilibre est perturbé (ratio LH/FSH, AMH élevée, progestérone basse en l'absence d'ovulation). Les doser permet de comprendre les cycles irréguliers et d'évaluer la fertilité.

Autres axes hormonaux à explorer

Avant de conclure à un SOPK, le médecin vérifie systématiquement que d'autres glandes (thyroïde, hypophyse, surrénales) ne sont pas en cause, car plusieurs affections imitent ses symptômes. Ces dosages font partie du bilan initial pour éviter une erreur de diagnostic.

Imagerie ovarienne

L'échographie complète les dosages sanguins en évaluant la morphologie des ovaires. Attention : un aspect « polykystique » seul ne suffit pas à poser le diagnostic, et il est fréquent chez les femmes jeunes sans SOPK.

Questions fréquentes

Par quels dosages commence le bilan SOPK ?

Le bilan initial associe généralement un dosage des androgènes (testostérone, parfois DHEA-S et SHBG), un bilan thyroïdien (TSH) et de la prolactine pour écarter les diagnostics différentiels, plus une évaluation métabolique (glycémie à jeun, voire HGPO). L'ordre exact dépend de vos symptômes et reste décidé par votre médecin.

Une AMH élevée signifie-t-elle que je suis infertile ?

Non. Dans le SOPK, l'AMH est souvent élevée car elle reflète le grand nombre de follicules présents sur les ovaires — c'est plutôt un signe de réserve ovarienne abondante. Elle n'indique ni la qualité des ovules ni une infertilité ; beaucoup de femmes avec un SOPK conçoivent, parfois avec accompagnement.

Faut-il être à jeun pour ces analyses ?

Plusieurs dosages métaboliques (glycémie à jeun, insulinémie, HGPO, bilan lipidique) exigent un jeûne de 8 à 12 heures. Certains dosages hormonaux doivent aussi être réalisés à un moment précis du cycle. Demandez toujours les consignes exactes au laboratoire ou à votre médecin avant le prélèvement.

Quelle différence entre hyperandrogénie clinique et biologique ?

L'hyperandrogénie clinique correspond aux signes visibles (acné, hirsutisme évalué par le score de Ferriman-Gallwey, alopécie), tandis que l'hyperandrogénie biologique repose sur des dosages sanguins élevés. L'un des deux suffit à valider ce critère de Rotterdam — on peut donc avoir des symptômes sans dosage anormal, et inversement.

Ce glossaire remplace-t-il l'avis d'un médecin ?

Non. Ces définitions sont des vulgarisations destinées à vous aider à lire vos résultats et à préparer vos questions. Seul un médecin disposant de votre contexte clinique complet peut interpréter vos analyses et poser un diagnostic.