Aller au contenu principal
sopk·smop
Glossaire SOPK · mise à jour le 18 mai 2026

Échographie pelvienne

Imagerie ovarienne et critère PCOM du diagnostic SOPK

Cette définition est une vulgarisation. Elle ne remplace pas l'interprétation de vos résultats par votre médecin ou radiologue.

Ce que c'est

L'échographie pelvienne est un examen d'imagerie par ultrasons qui permet de visualiser les ovaires, l'utérus et les structures pelviennes. Dans le contexte du SOPK, elle sert à évaluer la morphologie ovarienne — c'est-à-dire le nombre de petits follicules visibles et le volume des ovaires.

C'est le troisième critère de Rotterdam (critère 3), désigné PCOM (polycystic ovarian morphology, ou morphologie d'ovaires polykystiques). À lui seul, ce critère ne suffit pas à poser le diagnostic de SOPK : il faut au moins 2 critères sur 3 selon Rotterdam.

Seuils diagnostiques PCOM (mise à jour 2023)

Les recommandations ESHRE 2023 ont actualisé les seuils utilisés pour définir le PCOM :

  • Compte folliculaire antral ≥ 20 follicules de 2-9 mm par ovaire — nouveau seuil (remplace l'ancien seuil de ≥ 12 follicules établi en 2003)
  • Volume ovarien ≥ 10 mL — mesure complémentaire, peut suffire si le compte de follicules est difficile à évaluer

La hausse du seuil de 12 à 20 follicules reflète les progrès technologiques des sondes échographiques modernes, qui détectent des follicules de plus petite taille avec une résolution accrue.

Choix de la sonde et timing

La voie transvaginale est préférée car elle offre une meilleure résolution des structures pelviennes et permet de compter les follicules avec plus de précision. La voie transabdominale est utilisée chez les personnes qui n'ont pas eu de rapports sexuels ou qui refusent la voie vaginale — elle est moins précise.

L'examen est idéalement réalisé en début de cycle (J2 à J5), quand les ovaires ne sont pas perturbés par un follicule dominant ou une ovulation récente. En cas de cycles absents (aménorrhée), il peut être réalisé à tout moment.

Limites de l'échographie pelvienne

L'échographie pelvienne est dépendante de la technologie utilisée (qualité de la sonde, logiciel de comptage) et de l'expérience de l'opérateur. Un même ovaire peut donner des comptes folliculaires différents selon le radiologue ou l'appareil. C'est pourquoi un seul examen ne doit pas être surinterprété.

De plus, une morphologie d'ovaires polykystiques peut être retrouvée chez des femmes sans SOPK (jusqu'à 20 % des femmes en âge de procréer). C'est pour cette raison que le diagnostic ne repose pas sur l'échographie seule.

À retenir

  • Critère Rotterdam 3 : PCOM = ≥ 20 follicules 2-9 mm par ovaire OU volume ≥ 10 mL
  • Seuil mis à jour en 2023 (ancien seuil : ≥ 12 follicules)
  • Voie transvaginale préférée — transabdominale si virginité ou refus
  • Timing idéal : J2 – J5 du cycle
  • Résultat dépendant de la technologie et de l'opérateur
  • Ne suffit pas seule pour diagnostiquer le SOPK (besoin de 2/3 critères)