Quel phénotype de SOPK / SMOP avez-vous ?
Les critères de Rotterdam (2003, révisés 2023) définissent 4 phénotypes : A, B, C et D. 12 questions pour identifier votre profil probable et préparer votre consultation. Résultat immédiat, sans inscription.
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Question 1
Comment sont vos cycles menstruels ?
Comptez le nombre de jours entre le 1er jour des règles et le suivant
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Les 4 phénotypes de Rotterdam en détail
Les critères de Rotterdam (2003, révisés 2023) reposent sur trois axes : (1) hyperandrogénie clinique ou biologique, (2) dysovulation ou anovulation, (3) morphologie ovarienne polykystique (OPK) ou AMH élevée. Le diagnostic SOPK/SMOP nécessite au moins 2 des 3 critères.
| Phénotype | Anovulation | Hyperandrogénie | OPK / AMH | Sévérité métabolique |
|---|---|---|---|---|
| A (complet) | ✓ | ✓ | ✓ | Plus sévère |
| B | ✓ | ✓ | — | Sévère |
| C | — | ✓ | ✓ | Modéré |
| D | ✓ | — | ✓ | Moins sévère |
Phénotype A — Classique complet
Les trois critères sont présents. C'est le phénotype le plus sévère métaboliquement (≈ 50–60 % des cas), avec un risque accru d'insulinorésistance, de diabète de type 2 et de syndrome métabolique.
Phénotype B — Hyperandrogénie + dysovulation
Sans morphologie polykystique à l'échographie ou AMH non élevée. Risque cardiométabolique élevé, proche du phénotype A. Souvent sous-diagnostiqué lorsque le médecin s'arrête à une échographie normale.
Phénotype C — Ovulatoire
Hyperandrogénie + morphologie polykystique, cycles globalement réguliers. La fertilité spontanée peut être préservée. Les symptômes cutanés (acné, hirsutisme, alopécie) dominent souvent le tableau clinique.
Phénotype D — Normo-androgénique
Dysovulation + morphologie polykystique sans hyperandrogénie. Le phénotype le moins sévère métaboliquement, mais nécessite tout de même un suivi — en particulier pour la fertilité.
Pourquoi le phénotype change la prise en charge
Le phénotype A invite à un suivi cardiométabolique rapproché (HbA1c, lipides, tension artérielle). Le phénotype C oriente plus volontiers vers la prise en charge dermatologique (acné, hirsutisme, alopécie androgénétique). Le phénotype D centre la prise en charge sur la fertilité. Cette stratification est l'une des raisons pour lesquelles l'Endocrine Society et l'Université Monash ont proposé le renommage en SMOP / PMOS en mai 2026 — pour acter que le syndrome ne se réduit pas à un problème ovarien.
Information générale. Ce quiz est basé sur les critères Rotterdam (2003) et la guideline ESHRE/Monash 2023. Il ne pose pas de diagnostic. Sources : voir sources scientifiques.
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