Le SOPK est officiellement renommé SMOP / PMOS en 2026
Le 12 mai 2026, l'Endocrine Society et le Lancet ont co-publié la décision officielle : le SOPK (Syndrome des Ovaires Poly-Kystiques) devient PMOS/SMOP. Une décision attendue depuis des années par la communauté médicale et les patientes.
Ce qu'il faut retenir
- • Le SOPK s'appelle désormais SMOP en français, PMOS en anglais
- • Le renommage est effectif depuis le 12 mai 2026 — décision Endocrine Society + Lancet
- • Rien ne change : diagnostic, traitement, ordonnances, code ICD-10 restent identiques
- • La HAS française reconnaît le changement de dénomination (note d'info mai 2026)
Chronologie du renommage
Consensus international définissant le SOPK à partir de 2/3 critères : OA, HA, PCOM. Toujours en vigueur.
L'ESHRE et l'ASRM publient un guide international reconnaissant l'inadéquation du terme « polykystique » pour 30 % des cas.
Nouveaux critères échographiques (≥ 20 follicules 2-9 mm ou volume ≥ 10 mL). Recommandation formelle d'envisager un renommage à l'horizon 2025-2026.
L'Endocrine Society lance une consultation mondiale auprès de 1 200 médecins et 3 400 patientes sur le nouveau nom. 74 % se prononcent pour PMOS/SMOP.
Publication conjointe dans The Lancet et annonce de l'Endocrine Society. Co-signée par ESHRE, ASRM, Endocrine Society of Australia, ESE.
La Haute Autorité de Santé publie une note d'information reconnaissant la décision internationale. Mise à jour complète des recommandations attendue fin 2026.
Pourquoi ce changement était nécessaire
La communauté médicale débattait depuis plus d'une décennie des limites du terme « polykystique ». Plusieurs études ont documenté ses effets négatifs concrets :
Une étude publiée dans Fertility and Sterility (2021) montrait que 23 % des femmes avaient refusé une échographie pelvienne par peur de découvrir des « kystes ». Le terme « polykystique » induisait une attente anxieuse non justifiée.
Un sondage auprès de 800 médecins généralistes européens (2022) révélait que 31 % d'entre eux requéraient encore la présence de « kystes » à l'échographie pour poser le diagnostic — une erreur par rapport aux critères de Rotterdam.
Le délai moyen au diagnostic reste de 3 à 5 ans (Monash, 2023). Les experts estiment que la confusion terminologique contribue à ces délais, en particulier pour les femmes minces sans PCOM à l'échographie.
Impact pratique pour vous
- • Votre diagnostic SOPK reste valide
- • Vos ordonnances et remboursements
- • Les traitements et leur efficacité
- • Le suivi médical recommandé
- • Le code ICD-10 (E28.2)
- • Terminologie dans les publications médicales
- • Fiches d'information HAS et CNAM
- • Nom utilisé par les associations
- • Textes des ordonnances (progressivement)
- • Dénomination dans les essais cliniques
Réactions de la communauté médicale
Le changement a reçu un accueil globalement positif, avec quelques nuances selon les spécialités.
« Ce renommage est bienvenu. Il permettra de mieux expliquer le syndrome à nos patientes et de déplacer la conversation des "kystes" vers la vraie réalité : un désordre métabolique et hormonal systémique. »
« En tant que gynécologue, j'attends depuis 10 ans ce changement. Mes patientes comprenaient souvent mal leur diagnostic à cause du mot kyste. SMOP est plus précis et moins anxiogène. »
Certaines voix soulignent la nécessité d'une période de transition pédagogique importante — patients, médecins généralistes et assurances maladie devront être informés sur plusieurs années.
Recherches récentes sur le SMOP (2025-2026)
Phase 2b (NEJM, mars 2026) : réduction de 31 % des androgènes libres et restauration ovulatoire dans 68 % des cas après 24 semaines. Essai phase 3 en cours.
L'HAS a émis un avis préliminaire favorable à l'utilisation hors AMM du tirzépatide pour les SMOP avec obésité associée (IMC ≥ 30) et échec des traitements de 1re ligne.
Méta-analyse de 22 essais (Journal of Clinical Endocrinology, 2025) : l'association myo-inositol + D-chiro-inositol (ratio 40:1) est non-inférieure à la metformine pour la régularisation des cycles, avec moins d'effets digestifs.
Une étude multicentrique (Nature Medicine, 2025) confirme le rôle du dysbiosis intestinal dans l'exacerbation de l'insulinorésistance et de l'inflammation ovarienne — ouvrant la voie à des probiotiques ciblés.