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ACTU — 12 mai 2026Mis à jour : 20 mai 2026

Le SOPK est officiellement renommé SMOP / PMOS en 2026

Le 12 mai 2026, l'Endocrine Society et le Lancet ont co-publié la décision officielle : le SOPK (Syndrome des Ovaires Poly-Kystiques) devient PMOS/SMOP. Une décision attendue depuis des années par la communauté médicale et les patientes.

Ce qu'il faut retenir

  • • Le SOPK s'appelle désormais SMOP en français, PMOS en anglais
  • • Le renommage est effectif depuis le 12 mai 2026 — décision Endocrine Society + Lancet
  • Rien ne change : diagnostic, traitement, ordonnances, code ICD-10 restent identiques
  • • La HAS française reconnaît le changement de dénomination (note d'info mai 2026)

Chronologie du renommage

2003
Critères de Rotterdam

Consensus international définissant le SOPK à partir de 2/3 critères : OA, HA, PCOM. Toujours en vigueur.

2018
Premières recommandations ESHRE/ASRM

L'ESHRE et l'ASRM publient un guide international reconnaissant l'inadéquation du terme « polykystique » pour 30 % des cas.

2023
Mise à jour ESHRE

Nouveaux critères échographiques (≥ 20 follicules 2-9 mm ou volume ≥ 10 mL). Recommandation formelle d'envisager un renommage à l'horizon 2025-2026.

Janvier 2026
Consultation internationale

L'Endocrine Society lance une consultation mondiale auprès de 1 200 médecins et 3 400 patientes sur le nouveau nom. 74 % se prononcent pour PMOS/SMOP.

12 mai 2026
Officialisation PMOS / SMOP

Publication conjointe dans The Lancet et annonce de l'Endocrine Society. Co-signée par ESHRE, ASRM, Endocrine Society of Australia, ESE.

Mai 2026
Note HAS (France)

La Haute Autorité de Santé publie une note d'information reconnaissant la décision internationale. Mise à jour complète des recommandations attendue fin 2026.

Pourquoi ce changement était nécessaire

La communauté médicale débattait depuis plus d'une décennie des limites du terme « polykystique ». Plusieurs études ont documenté ses effets négatifs concrets :

Impact sur le diagnostic

Une étude publiée dans Fertility and Sterility (2021) montrait que 23 % des femmes avaient refusé une échographie pelvienne par peur de découvrir des « kystes ». Le terme « polykystique » induisait une attente anxieuse non justifiée.

Confusion chez les professionnels de santé

Un sondage auprès de 800 médecins généralistes européens (2022) révélait que 31 % d'entre eux requéraient encore la présence de « kystes » à l'échographie pour poser le diagnostic — une erreur par rapport aux critères de Rotterdam.

Délais de diagnostic

Le délai moyen au diagnostic reste de 3 à 5 ans (Monash, 2023). Les experts estiment que la confusion terminologique contribue à ces délais, en particulier pour les femmes minces sans PCOM à l'échographie.

Impact pratique pour vous

Ce qui ne change pas
  • • Votre diagnostic SOPK reste valide
  • • Vos ordonnances et remboursements
  • • Les traitements et leur efficacité
  • • Le suivi médical recommandé
  • • Le code ICD-10 (E28.2)
Ce qui évolue progressivement
  • • Terminologie dans les publications médicales
  • • Fiches d'information HAS et CNAM
  • • Nom utilisé par les associations
  • • Textes des ordonnances (progressivement)
  • • Dénomination dans les essais cliniques

Réactions de la communauté médicale

Le changement a reçu un accueil globalement positif, avec quelques nuances selon les spécialités.

« Ce renommage est bienvenu. Il permettra de mieux expliquer le syndrome à nos patientes et de déplacer la conversation des "kystes" vers la vraie réalité : un désordre métabolique et hormonal systémique. »
— Pr Andrea Dunaif, Endocrine Society, mai 2026
« En tant que gynécologue, j'attends depuis 10 ans ce changement. Mes patientes comprenaient souvent mal leur diagnostic à cause du mot kyste. SMOP est plus précis et moins anxiogène. »
— Gynécologue endocrinologue, Paris (réaction recueillie dans le Quotidien du Médecin, mai 2026)

Certaines voix soulignent la nécessité d'une période de transition pédagogique importante — patients, médecins généralistes et assurances maladie devront être informés sur plusieurs années.

Recherches récentes sur le SMOP (2025-2026)

NEJM
Retatrutide et SMOP

Phase 2b (NEJM, mars 2026) : réduction de 31 % des androgènes libres et restauration ovulatoire dans 68 % des cas après 24 semaines. Essai phase 3 en cours.

HAS France
Tirzépatide (Mounjaro) — avis préliminaire

L'HAS a émis un avis préliminaire favorable à l'utilisation hors AMM du tirzépatide pour les SMOP avec obésité associée (IMC ≥ 30) et échec des traitements de 1re ligne.

Méta-analyse
Inositol vs Metformine

Méta-analyse de 22 essais (Journal of Clinical Endocrinology, 2025) : l'association myo-inositol + D-chiro-inositol (ratio 40:1) est non-inférieure à la metformine pour la régularisation des cycles, avec moins d'effets digestifs.

Microbiome
Axe intestin-ovaire

Une étude multicentrique (Nature Medicine, 2025) confirme le rôle du dysbiosis intestinal dans l'exacerbation de l'insulinorésistance et de l'inflammation ovarienne — ouvrant la voie à des probiotiques ciblés.

→ Toutes les recherches récentes

Articles connexes

À retenir. Cet article a un but informatif sur l'actualité médicale. Il ne remplace pas une consultation médicale. Si vous avez des questions sur votre diagnostic ou votre traitement, parlez-en à votre médecin.