SMOP : Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien
— le nouveau nom du SOPK (mai 2026)
Depuis le 12 mai 2026, le SOPK a été officiellement rebaptisé SMOP par un consensus mondial de 56 organisations. Cette page est votre guide de référence complet.
Qu'est-ce que le SMOP ?
Le SMOP — Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien — est le nouveau nom officiel du SOPK depuis le 12 mai 2026, annoncé dans The Lancet par un consensus de 56 organisations internationales dont l'Endocrine Society, l'ESHRE et l'OMS. C'est la même maladie, sous un nom plus précis : un trouble hormonal et métabolique qui touche environ 1 femme sur 8 dans le monde, soit 170 millions de personnes (Endocrine Society, 2026).
Le mot « polykystique » a été abandonné pour deux raisons fondamentales. Premièrement, il s'agit de follicules — pas de kystes — et leur présence n'est pas systématiquement pathologique. Deuxièmement, le syndrome ne concerne pas que les ovaires : il implique le métabolisme insulinique, la peau, la santé mentale et le système endocrinien dans son ensemble. D'où le nouveau nom : Métabolique, Ovarien, Polyendocrinien (WHO PCOS data sheet 2024 ; Endocrine Society 2026).
Le SMOP est diagnostiqué selon les critères de Rotterdam (2003, mis à jour en 2023 par l'ESHRE et Monash University) : il faut réunir au moins 2 critères sur 3 — hyperandrogénie, dysovulation et morphologie ovarienne polyfolliculaire. Ces critères sont inchangés par le renommage. L'acronyme se prononce « S-M-O-P ». Le nouveau nom international anglais est PMOS (Polyendocrine Metabolic Ovarian Syndrome) — voir notre site anglophone pmos-pcos.com/pmos/.
Pourquoi le SOPK a-t-il été renommé SMOP en 2026 ?
La question d'un renommage était en discussion depuis plus de 14 ans dans la communauté scientifique internationale. En 2012, une étude qualitative pionnière avait montré que le nom « polykystique » induisait en erreur les patientes et même certains cliniciens (Gibson-Helm 2017). En 2021, une consultation mondiale organisée par l'Endocrine Society et Monash University a recueilli les avis de plus de 22 000 personnes — patientes, médecins, chercheurs — sur le renommage (Endocrine Society 2024, consensus préliminaire).
Les 4 problèmes principaux identifiés avec l'ancien nom :
- « Polykystique » est inexact : les structures visibles à l'échographie sont des follicules (en développement mais bloqués), non des kystes. Ce terme générait de la confusion et des consultations inutiles aux urgences.
- « Ovarien » est trop restrictif : le syndrome touche l'insuline, le cortisol, la thyroïde, la santé mentale et le microbiote — pas uniquement les ovaires (INSERM dossier SOPK 2024).
- Retard diagnostique : beaucoup de femmes minces (20-30 % des cas) ou sans morphologie typique restaient non diagnostiquées parce que le nom suggérait une origine exclusivement ovarienne.
- Stigmatisation : le nom « polykystique » était associé à la fertilité réduite dans la représentation populaire, omettant les autres dimensions.
Le 12 mai 2026, The Lancet publie le consensus officiel signé par 56 organisations dont l'Endocrine Society, l'ESHRE, l'OMS, l'ASRM, l'ACOG et l'Université Monash. Le nouveau nom PMOS/SMOP est adopté mondialement (The Lancet, 12 mai 2026 ; Endocrine Society communiqué officiel 2026). Voir aussi : comprendre le renommage SOPK → SMOP.
Quelle est la différence entre SOPK et SMOP ?
Cliniquement : aucune. Le SMOP et le SOPK désignent la même maladie. Votre diagnostic reste valide. Il n'est pas nécessaire de refaire des examens. Le tableau ci-dessous résume les seuls changements réels liés au renommage — tous administratifs et progressifs.
| Critère | SOPK (ancien nom) | SMOP (nouveau nom 2026) |
|---|---|---|
| Définition médicale | Identique | Identique |
| Critères diagnostiques | Rotterdam 2003 / ESHRE 2023 | Identiques — inchangés |
| Traitements | Metformine, létrozole, COC, lifestyle… | Identiques |
| Code ICD-10 | E28.2 | E28.2 (ICD-11 attendu 2028) |
| Dossier médical actuel | Mention SOPK reste valide | Transition progressive 2026-2028 |
| Prise en charge Sécurité sociale | Inchangée | Inchangée |
| Faut-il refaire un bilan ? | — | Non. Votre diagnostic est toujours valide. |
Quels sont les symptômes du SMOP ?
Le SMOP se manifeste par des symptômes dans 5 grandes catégories. Toutes les femmes SMOP ne présentent pas tous les symptômes — cela dépend du phénotype (A, B, C ou D). La diversité des tableaux cliniques explique en partie le retard diagnostique moyen de 2 à 3 ans encore observé en 2026 (ESHRE 2023, étude qualitative multicentrique).
Cycle et fertilité
Cycles irréguliers (moins de 21 jours ou plus de 35 jours), rares (moins de 8 cycles par an) ou absents (aménorrhée). Ces anomalies reflètent une dysovulation ou anovulation chronique. Selon la Monash International Guideline 2023, ce critère est le plus fréquent et le plus impactant sur la fertilité. Une femme sur deux avec un SMOP consulte initialement pour des troubles du cycle, sans que le syndrome soit évoqué lors de la première consultation (Endocrine Society 2024).
Hyperandrogénie cutanée
Acné hormonale persistante (mâchoire, cou, dos), hirsutisme (score Ferriman-Gallwey ≥ 6-8), alopécie androgénétique féminine (amincissement diffus au vertex). Ces signes reflètent une testostérone ou DHEAS élevée, ou une hypersensibilité des récepteurs aux androgènes. L'hyperandrogénie est présente dans 60-80 % des cas selon les critères utilisés. Source : ESHRE 2023, Monash 2023.
Métabolique
Insulinorésistance (50-70 % des femmes SMOP, Endocrine Society 2024), prise de poids et adiposité viscérale tenace à la perte, envies sucrées intenses après les repas, fatigue post-prandiale, syndrome métabolique (chez 30-40 % des femmes avec SMOP obèses, Cassar et al. 2024). Même les femmes minces (20-30 % des cas) peuvent présenter une insulinorésistance — dit « SMOP maigre ». L'insulinorésistance aggrave l'hyperandrogénie en stimulant la production d'androgènes ovariens et en réduisant la SHBG.
Santé mentale
Prévalence de l'anxiété 4 fois supérieure, de la dépression 3 fois supérieure par rapport à la population générale (Barry 2011, méta-analyse internationale). Stress chronique, difficultés d'estime de soi liées aux symptômes visibles (acné, hirsutisme, poids), errance diagnostique moyenne de 2-3 ans (ESHRE 2023). L'impact psychologique du SMOP est aujourd'hui reconnu comme une composante à part entière du syndrome, et non plus un simple « effet secondaire » des symptômes physiques (OMS 2024).
Cardiovasculaire et long terme
Risque de diabète de type 2 multiplié par 3 à 7, dyslipidémie (LDL élevé, HDL bas), hypertension, stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD), et risque cardiovasculaire majoré post-ménopause. Ces complications motivent un suivi annuel cardiométabolique même en l'absence de symptômes gênants. Source : HAS recommandations SOPK 2024, Endocrine Society 2024.
Comment diagnostique-t-on le SMOP ? (critères Rotterdam 2023)
Le diagnostic du SMOP repose sur les critères de Rotterdam, adoptés en 2003 et actualisés par ESHRE + Monash en 2023. Il faut réunir au moins 2 critères sur 3 :
- Dysovulation : cycles irréguliers ou rares (plus de 35 jours ou moins de 8 cycles/an)
- Hyperandrogénie : clinique (acné, hirsutisme, alopécie) OU biologique (testostérone élevée, DHEAS élevée)
- Morphologie polyfolliculaire : ≥ 20 follicules par ovaire à l'échographie OU volume ovarien > 10 mL — OU AMH élevée (nouveau critère ESHRE 2023 qui peut remplacer l'échographie)
Une fois ces critères réunis, il faut éliminer les diagnostics différentiels : hyperplasie surrénalienne congénitale (17-OHP), dysthyroïdie (TSH), hyperprolactinémie (prolactine), syndrome de Cushing (cortisol libre urinaire ou freinage à la dexaméthasone). Source : Monash 2023, ESHRE 2023.
Un point important souvent méconnu : l'échographie n'est pas obligatoire si les deux autres critères sont présents. Chez les adolescentes, le diagnostic doit être posé avec précaution car les cycles irréguliers sont normaux les deux premières années après la ménarche (ESHRE 2023). Voir notre guide détaillé : le bilan SMOP complet.
Les 4 phénotypes du SMOP : A, B, C, D
Selon les critères présents, on distingue 4 sous-groupes cliniques (« phénotypes ») avec des profils métaboliques, des niveaux d'androgènes et des implications pour la fertilité très différents. La connaissance de son phénotype est utile pour orienter le traitement et anticiper les risques à long terme.
| Phénotype | Dysovulation | Hyperandrogénie | Morphologie | Fréquence | Risque métabolique |
|---|---|---|---|---|---|
| A (complet) | ✓ | ✓ | ✓ | ~50-60 % | Le plus élevé |
| B | ✓ | ✓ | — | ~15-20 % | Élevé |
| C (ovulatoire) | — | ✓ | ✓ | ~15-20 % | Modéré |
| D (non-androgénique) | ✓ | — | ✓ | ~10-15 % | Plus faible |
Le phénotype A présente le risque métabolique le plus élevé et répond le mieux aux traitements insulinosensibilisateurs. Le phénotype D (non-androgénique) est souvent sous-estimé mais représente 10-15 % des cas. Identifiez votre profil probable avec le quiz phénotype SOPK/SMOP →
Quel bilan biologique pour le SMOP ?
Voici la liste complète des examens recommandés pour un bilan SMOP complet, selon ESHRE 2023 et Monash 2023. Vous pouvez imprimer cette liste et la donner à votre médecin. Ces examens visent à confirmer le diagnostic, évaluer la sévérité et détecter les comorbidités dès le départ.
- Testostérone totale — examen de référence de l'hyperandrogénie biologique
- Testostérone libre calculée (Testostérone totale + SHBG) — plus sensible que la totale seule
- SHBG (Sex Hormone Binding Globulin) — basse si insulinorésistance ou hyperandrogénie surrénalienne
- DHEA-S — androgène surrénalien, élevé en cas d'hyperandrogénie surrénalienne ou de pathologie surrénalienne
- AMH (hormone antimüllérienne) — marqueur de la réserve ovarienne et nouveau critère diagnostique ESHRE 2023
- LH et FSH (de préférence à J3 du cycle) — ratio LH/FSH parfois supérieur à 2 dans le SMOP
- HOMA-IR = glycémie à jeun (mmol/L) × insulinémie à jeun (µU/mL) ÷ 22,5 — calculateur gratuit →
- Bilan lipidique complet (HDL, LDL, triglycérides) — comorbidité fréquente
- HbA1c et glycémie à jeun — dépistage pré-diabète et diabète de type 2
- Vitamine D — souvent basse en SMOP, rôle dans l'insulinosensibilité et la fertilité (Source : INSERM 2024)
- TSH — éliminer une hypothyroïdie souvent concomitante (Source : HAS 2024)
- Ferritine — si chute de cheveux significative (Source : Monash 2023)
Voir aussi : guide détaillé du bilan SMOP avec valeurs normales, interprétation et comment présenter les résultats à votre médecin.
Traitements du SMOP en 2026
Il n'existe pas un traitement unique du SMOP, mais une stratégie personnalisée selon les symptômes dominants, le phénotype, le projet de grossesse et les comorbidités. La prise en charge repose sur un socle commun (hygiène de vie) auquel s'ajoutent des traitements ciblés selon l'objectif. Voici les 7 approches validées en 2026 selon les recommandations internationales.
1. Lifestyle — la base incontournable
Alimentation méditerranéenne anti-inflammatoire, activité physique mixte (aérobie + renforcement musculaire ≥ 150 min/semaine), sommeil 7-9h, gestion du stress. Même une perte de 5-10 % du poids corporel restaure l'ovulation chez 55-75 % des femmes en surpoids (Kiddy 1992 ; Hoeger 2008 ; Monash 2023). C'est le seul traitement qui agit sur tous les mécanismes à la fois. Source : Monash 2023, ESHRE 2023.
2. Myo-inositol (ratio 40:1)
Mécanisme insulinosensibilisateur. Méta-analyse 2023 (26 RCT) : 69,8 % de restauration des cycles, supérieur à la metformine (62,6 %). Excellente tolérance, sans effets secondaires digestifs majeurs. Voir inositol vs metformine →.
3. Metformine
Biguanide insulinosensibilisateur, hors AMM en France pour le SMOP. Doses habituelles : 1 500-2 000 mg/j, titration progressive pour limiter les effets digestifs. Grade B ESHRE 2023. Voir fiche metformine →.
4. COC (pilule combinée) progestatif anti-androgène
Première ligne pour acné, hirsutisme, cycles irréguliers et protection de l'endomètre contre l'hyperplasie. Choisir drospirénone ou dienogest plutôt que lévonorgestrel (effet anti-androgénique supérieur). Voir fiche COC →.
5. Spironolactone
Anti-androgène périphérique. 100-200 mg/j pour hirsutisme, acné résistante à la COC, alopécie androgénétique. Contraception obligatoire (tératogène potentiel). Voir fiche spironolactone →.
6. Létrozole (fertilité)
Première ligne pour l'induction d'ovulation depuis ESHRE/Monash 2023, supplantant le clomifène. 27,5 % de naissances vivantes vs 19,1 % pour le clomifène (Legro 2014, NEJM). Voir fiche létrozole →.
7. GLP-1 (semaglutide / tirzépatide) — hors AMM
Données SURMOUNT-PCOS 2024 (NEJM) : tirzépatide → −20,2 % de poids, restauration des cycles dans 80 % des cas, réduction de l'insulinorésistance et de l'hirsutisme. Utilisation hors AMM dans le SMOP en 2026. Voir Ozempic et SMOP →.
SMOP et complications à long terme
Le SMOP non suivi expose à des complications métaboliques et cardiovasculaires significatives qui s'installent progressivement. Ces risques motivent un suivi annuel — même quand les symptômes immédiats s'estompent (par exemple après la ménopause) — et une surveillance proactive dès le diagnostic.
- Diabète de type 2 : risque multiplié par 3 à 7 versus population générale. Prévalence à 40 ans : 10-15 % des femmes SMOP (ADA 2024). Le dépistage par HbA1c tous les 1-3 ans est recommandé dès le diagnostic.
- Syndrome métabolique (hypertension + dyslipidémie + obésité viscérale + hyperglycémie) : 30-40 % des femmes SMOP obèses (Cassar 2024, méta-analyse 32 études).
- Hyperplasie de l'endomètre : risque multiplié par 3 si anovulation chronique durant 6-12 mois sans protection progestative (ACOG 2018). Prévention : COC, DIU au lévonorgestrel ou progestérone cyclique.
- NAFLD (stéatose hépatique non alcoolique) : risque multiplié par 2 à 3, même en l'absence d'obésité clinique (Lerchbaum 2017). Le dosage des transaminases est recommandé annuellement.
- Risque cardiovasculaire post-ménopause : +20-40 % d'événements coronariens versus non-SMOP de même âge (Endocrine Society 2024). Voir SMOP et ménopause →.
Source globale : HAS recommandations SOPK 2024, Endocrine Society 2024, Cassar et al. 2024, ADA Standards of Care 2024.
Vivre avec un SMOP au quotidien
Le SMOP n'est pas seulement une condition médicale — c'est aussi une expérience vécue, souvent marquée par 2 à 3 ans d'errance diagnostique en moyenne avant d'obtenir un diagnostic (ESHRE 2023, étude qualitative 180 patientes). Ce délai génère une charge émotionnelle réelle : sentiment de ne pas être entendue, remise en question, culpabilité liée au poids ou à l'apparence.
Les symptômes visibles — acné, hirsutisme, chute de cheveux — ont un impact documenté sur l'image corporelle et l'estime de soi (Barnard 2007). La prévalence de l'anxiété est 4 fois plus élevée, celle de la dépression 3 fois plus élevée que dans la population générale féminine (Barry 2011, méta-analyse internationale publiée dans Human Reproduction).
La gestion quotidienne du SMOP implique plusieurs dimensions pratiques. Sur le plan alimentaire, l'alimentation à charge glycémique basse (légumes, légumineuses, céréales complètes, poissons gras) réduit l'insulinémie et l'inflammation de bas grade. Sur le plan de l'activité physique, la combinaison cardio-résistance 3-4 fois par semaine est supérieure au cardio seul pour améliorer l'insulinosensibilité (Monash 2023). Sur le plan psychologique, les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) et la pleine conscience montrent des effets positifs sur l'anxiété et la qualité de vie dans le SMOP (Stefanaki 2015, RCT). Voir notre guide : santé mentale et SMOP →.
Ce site est conçu pour vous aider à comprendre votre SMOP, préparer vos consultations et suivre vos symptômes sans jamais vous culpabiliser. Commencez par préparer votre dossier de consultation →.
Le SMOP est-il héréditaire ? Génétique et facteurs de risque
Le SMOP a une composante héréditaire claire mais n'est pas une maladie monogénique. Le risque est 5 à 6 fois plus élevé si votre mère ou sœur est concernée (Endocrine Society 2024). Des variants génétiques ont été identifiés sur les gènes DENND1A (impliqué dans la biosynthèse des androgènes ovariens), THADA (résistance à l'insuline), FSHR (récepteur à la FSH) et YAP1 (développement folliculaire). Ces découvertes sont issues de GWAS (études d'association pangénomique) portant sur plus de 10 000 femmes SMOP (Day 2015 ; Denny 2024).
Malgré cette base génétique, l'expression du syndrome est fortement modulée par l'environnement et le mode de vie : expositions endocriniennes perturbateurs (BPA, phtalates), alimentation ultra-transformée, sédentarité et perturbations du sommeil amplifient les manifestations génétiques. C'est pourquoi deux sœurs portant les mêmes variants peuvent avoir des tableaux cliniques très différents. Voir : hérédité du SMOP : ce que la science dit →.
Les questions que vous nous posez le plus
- Quelle est la différence entre SOPK et SMOP ?
- Aucune différence clinique. SMOP (Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien) est simplement le nouveau nom officiel du SOPK, adopté le 12 mai 2026 par 56 organisations internationales dont l'Endocrine Society et The Lancet. Les critères diagnostiques, les traitements et les codes médicaux restent identiques en attendant la mise à jour de l'ICD-11 prévue en 2028.
- Faut-il refaire un diagnostic de SMOP après le renommage ?
- Non. Si vous avez déjà un diagnostic de SOPK, il reste valide. Le renommage ne nécessite aucune démarche médicale supplémentaire. Votre médecin pourra simplement noter "SMOP (ex-SOPK)" dans votre dossier.
- Mon médecin ne connaît pas le nouveau nom — comment lui en parler ?
- Vous pouvez lui montrer notre page sur le renommage ou lui indiquer la publication dans The Lancet du 12 mai 2026. Le terme SMOP est encore en cours de diffusion dans les établissements de santé francophones. Dites simplement : "Le SOPK a été renommé SMOP en mai 2026 au niveau international."
- Le SMOP est-il héréditaire ?
- Oui, partiellement. Le risque est 5 à 6 fois plus élevé si votre mère ou sœur est concernée. Des gènes comme DENND1A, THADA, FSHR et YAP1 ont été identifiés (Endocrine Society 2024). Mais la génétique n'est pas le seul facteur : l'alimentation, le mode de vie et l'environnement jouent aussi un rôle.
- Peut-on tomber enceinte avec un SMOP ?
- Oui. La fertilité est réduite mais préservée dans la grande majorité des cas. Avec un suivi adapté, 70-80% des femmes SMOP souhaitant une grossesse y parviennent. Le létrozole est le traitement de première ligne pour l'induction d'ovulation depuis 2023 (ESHRE/Monash 2023), avec 27.5% de naissances vivantes contre 19.1% pour le clomifène (Legro 2014, NEJM).
- Le SMOP disparaît-il à la ménopause ?
- Non. 80% des femmes avec un SMOP gardent des symptômes après 50 ans (JCEM 2024). La ménopause peut atténuer les cycles irréguliers et parfois l'acné, mais aggrave l'insulinorésistance et le risque cardiovasculaire. Un suivi cardiométabolique adapté reste nécessaire.
- Quel HOMA-IR est normal en SMOP ?
- Le seuil de HOMA-IR varie selon les études. En pratique : < 2.0 = pas d'insulinorésistance significative ; 2.0-2.9 = zone de vigilance ; ≥ 3.0 = insulinorésistance probable. Certains laboratoires utilisent 2.5 comme seuil. Notre calculateur HOMA-IR gratuit vous donne votre résultat instantanément.
- L'inositol fonctionne-t-il vraiment pour le SMOP ?
- Oui, avec des données solides. Le myo-inositol (ratio 40:1 myo:D-chiro) améliore la résistance à l'insuline, restaure les cycles chez 60-70% des femmes et améliore la qualité ovocytaire en induction. Une méta-analyse 2023 (26 RCT) montre 69.8% de restauration des cycles vs 62.6% pour la metformine. Tolérance très supérieure à la metformine.
Sources scientifiques citées sur cette page
Cette page de référence s'appuie sur les publications suivantes, toutes accessibles en open access ou sur demande :
- The Lancet (12 mai 2026) — Consensus mondial sur le renommage PCOS → PMOS/SMOP, signé par 56 organisations (Endocrine Society, ESHRE, OMS, ASRM, ACOG, Monash University et al.)
- Endocrine Society (2026) — Communiqué officiel et FAQ clinique sur le renommage SMOP
- Monash International PCOS Guideline (2023) — Recommandations diagnostic et traitement (lifestyle, létrozole, metformine)
- ESHRE — European Society of Human Reproduction and Embryology (2023) — Mise à jour des critères diagnostiques, AMH comme critère alternatif
- Legro RS et al. — NEJM (2014) — Létrozole vs clomifène : 27,5 % vs 19,1 % naissances vivantes (PPCOSII Trial, N Engl J Med 371:119-129)
- Barry JA et al. — Human Reproduction (2011) — Méta-analyse anxiété et dépression dans le SOPK (×4 et ×3 vs population générale)
- Cassar S et al. (2024) — Méta-analyse 32 études sur le syndrome métabolique dans le SOPK (30-40 % des femmes obèses)
- HAS (2024) — Recommandations françaises sur la prise en charge du SOPK/SMOP
- INSERM (2024) — Dossier scientifique SOPK : mécanismes, épidémiologie, traitements
- WHO PCOS Data Sheet (2024) — Épidémiologie mondiale, 8-13 % des femmes en âge de procréer
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